Questions orales & interventions

18 mars 2024 – budget primitif

Comme il est mentionné en préalable, notre commune compte aujourd’hui 5902 habitants soit une augmentation d’environ 5% sur les deux dernières années, il est probable que nous atteindrons plus de 6000 habitants avant la fin du mandat. Il est donc légitime d’envisager un taux d’épargne brute en hausse pour répondre aux besoins nouveaux engendrés par cette croissance démographique et envisager les investissements nécessaires sur le plan social et écologique.
1-Mais sans surprise au regard du débat sur le rapport d’orientation budgétaire , ce n’est pas ce qui nous est proposé . : des dépenses de fonctionnement qui augmentent très modestement (1,59%) en valeur et donc baissent en réel au regard du taux d’inflation, des dépenses par habitant en baisse plus importantes encore pour les raisons évoquées plus haut.

Un élément au moins est très surprenant la désinflation ne signifie pas la baisse des prix mais une augmentation moins forte. Les prix en particulier de l’énergie vont donc continuer de croître et pourtant vous prévoyez une réduction de ce poste.
Les recettes de fonctionnement augment de 3,7% . Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de 6,4% du chapitre 73 pour cause d’ une modification nationale de la base de calcul ainsi que d’autres augmentations de dotations de l’État.
Les dépenses d’investissement sont à la baisse ( -5,47%)
Le paragraphe qui suit le tableau de dépenses d’investissement évoque le résultat de fonctionnement …on en perd son latin .
Toutefois on a un début d’information utile pour calculer les ratios pertinents permettant de vérifier la bonne santé budgétaire d’une commune.
La capacité d’autofinancement ou épargne brute nous est donnée : 307238€
2-Deux ratios non présentés méritent notre attention( comme dans toutes les communes) . Ils nous permettent de connaître notre capacité d’autofinancement .
Mes références sont les informations données lors de la formation du CFMEL sur la loi de finance 2024 de février 2024.
Le taux d’épargne brute= épargne brute / Recettes réelles de fonctionnement soit 307238 /5849282= 5,25% . Or pour la strate à laquelle appartient Clapiers, la norme est 16,6%. Cela explique notre incapacité à réaliser des investissements.
Le taux d’épargne brut par habitant ( épargne brute/ nb d’habitants ) il est de 52,5€ en arrondi Alors que pour notre strate il est de 190 €

A cela on peut ajouter
L’encours de la dette : qui est de 703, 5 € par habitant ( strate 754 ok)
Venons en donc Ă  la section investissement
1259207€ de nouveaux investissements avec quelle orientation  ?
Un axe semble se dégager : la préservation du patrimoine communal (centre village et La transition énergétique des équipements communaux)
Le reste ne relève pas de l’investissement mais sont des mesures de fonctionnement ( animations).
La liste des «  principaux investissements » nous renseigne sur la modestie de ce qui sera engagé . (-7,54% en dépenses)
Question d’explicitation  : au chapitre 21 Immobilisations incorporelles :
Bâtiment public 75717,90 : précisez
Bâtiment privé 87500 idem
Autres constructions : 40 000 idem
On peut regretter le manque d’ambition budgétaire du budget participatif qui a fondu depuis le début de mandat.
Les recettes sont également en berne (-5,47%) malgré le produit des cessions d’immobilisations
La conclusion nous laisse sans voix : « un budget vertueux, bon niveau d’investissement , sans hausse d’impôts « 
Je partirai des recettes de fonctionnement qui s’accroissent (de par les changements d’assiette et les dotations de l’État) mais qui restent insuffisantes pour dégager une épargne brute nécessaire pour envisager l’autofinancement et donc l’investissement. Ce n’est pas ce que l’on peut appeler un budget vertueux.
Je voterai donc contre ce budget. MBX

18 mars 2024 – taux d’imposition

Revenons sur l’effet ciseau évoqué dans le RoB qui nous dit à raison qu’il y a moins de recettes avec la suppression de la taxe d’habitation et davantage de dépenses. Or, pour mener une politique permettant d’assurer la transition écologique et de développer la justice sociale, des ressources supplémentaires sont nécessaires. La fiscalité en démocratie à une fonction redistributive qui corrige les inégalités. On ne peut pas se réjouir, au risque d’être populiste de vouloir maintenir notre taux d’imposition. Pour une commune cela concerne la taxe foncière, donc les propriétaires, qui ne sont pas tous aisés , il est vrai mais qui pour la plupart peuvent supporter une augmentation de leur taux d’imposition d’autant qu’ils ne versent plus de taxe d’habitation. Je voterai contre. MBX

26 fĂ©vrier 2024 – dĂ©bat d’orientation budgĂ©taire

On comprend Ă  la lecture du ROB que votre ambition en matière de transition Ă©cologique se limite aux services communaux. Ce qui devrait n’ĂŞtre qu’un point de dĂ©part est pour vous l’horizon ultime envisageable.

Quand dans votre programme vous avez inscrit la « transition écologique », quand dans votre publication de mi-mandat vous inscrivez par 7 fois « avancer dans notre transition écologique », dans cette expression, nous ne comprenons pas la même chose. Vous croyez vous parer de toutes les vertus écolo propres à flatter les préoccupations des électeurs. Les écologistes ne voient que les limites de votre timide action, incapable de renverser les tendances, incapable de stopper le business as usual destructeur des choses terrestres et minant les sociétés humaines.

Dans un contexte de grogne agricole, parlons de l’extension des jardins familiaux. Quand il fallait crĂ©er une simple cloture pour 15 k€, vous avez fini par dĂ©penser 150 k€, une dĂ©pense absolument stratosphĂ©rique, pas du tout en rapport avec les enjeux du maraichage et de la production en arboriculture. Ă€ titre de comparaison, cette somme aurait suffit Ă  installer plusieurs maraichers professionnels, au moins 3, ce qui aurait une autre valeur sociale pour la sĂ©curitĂ© alimentaire du territoire. La politique qui se satisfait des budgets dĂ©pensĂ©s n’a plus cours, dans un monde dĂ©sormais en descente Ă©nergĂ©tique et qui doit inventer son fonctionnement post-croissance.

Vous soutenez les projets autoroutiers Ă  Montpellier et ailleurs sous prĂ©texte du droit, alors que ces projets nous dĂ©truisent peu Ă  peu en ajoutant pollution de l’air, Ă©missions de GES, destruction environnementales au moment oĂą il est prouvĂ© que la forĂŞt française ne joue plus son rĂ´le de puits de carbone. Dans des gesticulations vaines, vous plantez des arbres pour verdir votre bilan, alors que la moitiĂ© de ces arbres plantĂ©s crève chaque annĂ©e. Planter des arbres isolĂ©s ne sert Ă  rien. Ce qu’il faut, c’est laisser une chance Ă  ceux qui poussent encore.

Quand les Ă©cologistes se battent pour rĂ©duire les dĂ©chets, pour installer une politique zĂ©ro dĂ©chet Ă  l’Ă©chelle de la MĂ©tropole, comme Besançon l’a fait avec succès, ils sont sincères, rĂ©alistes, ancrĂ©s dans la rĂ©alitĂ© et les enjeux du temps. C’est la seule voie possible, celle du bon sens, du constat scientifique, la voie de la sobriĂ©tĂ©, de la rĂ©duction de nos activitĂ©s polluantes, destructrices. Pour les gens comme vous qui se disent « gestionnaire responsables », ce que vous prĂ©sentez comme la seule voie possible, le TINA de Thatcher, there is no alternative, est en rĂ©alitĂ© celle qui enferme la collectivitĂ© plus profondĂ©ment encore dans l’impasse d’activitĂ©s plus coĂ»teuses, plus polluantes, plus soumises aux industriels, dont les apparentes solutions techniques n’ont pour seul but que de crĂ©er une situation de dĂ©pendance de la collectivitĂ© Ă  leur Ă©gard, et une situation de rente pour eux.

Je vous vois venir, vous allez qualifier ce commentaire de hors sujet car portant sur les dĂ©chets, une compĂ©tence mĂ©tropolitaine. Je ne partage pas cet avis. La question des dĂ©chet concerne tout le monde, des industriels qui les produisent, des commerçants qui les distribuent, aux consommateurs qui les choisissent et les payent, aux bailleurs, syndics, propriĂ©taires Ă  qui il revient de gĂ©rer et d’organiser une part de la collecte – tout cela concerne bien les ClapiĂ©rois et par extension, est bien un problème de vivre ensemble, un problème de proximitĂ©, qui nous concerne tous.

Comme nous l’avons dit l’an dernier, votre mandat manque dĂ©jĂ  de souffle et d’ambitions. Le lecture du DOB le confirme. Pour cette annĂ©e, pas d’initiative, pas de nouveaux projet. Vous rĂ©veillez les projets mis en sommeil, comme le photovoltaĂŻque, qui avec deux ans de retard assure de ne pas aboutir dans le mandat, alors que nous considĂ©rons que c’est un projet majeur et prioritaire, qui aurait dĂ» faire l’objet d’efforts dès la dĂ©but du mandat. Les ronds-point pouvaient attendre. Vous avez une vraie capacitĂ© Ă  obtenir des recettes : l’excĂ©dent des recettes d’investissement de l’exercice en tĂ©moigne. Dommage que vous manquiez si cruellement d’inspiration et de bon sens pour en faire un rĂ©el bon usage, pour renforcer les communs.

Bref, la politique que vous qualifiez de prudente et responsable, aussi bien ici Ă  Clapiers qu’en conseil de MĂ©tropole, ne fait que nous enfermer un peu plus dans l’impasse, ne fait que soulever l’incomprĂ©hension et l’indignation, qui se retrouvent dans de dangereux votes de rejet, comme nous le verront Ă  nouveau en Juin pour l’Ă©lection europĂ©enne, et qui Ă  force de progresser finiront par emporter les fondements de notre sociĂ©té : la libertĂ©, la fraternitĂ©, l’Ă©galitĂ©, comme elles ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© emportĂ©es dans d’autres rĂ©gions du monde : la Palestine, la Russie et bien d’autres endroits. Ce budget, comme les autres choix de vos Ă©quipes, ne font qu’accroĂ®tre notre dette Ă©cologique et notre dette envers les gĂ©nĂ©rations futures. Comme dans le mythe de la caverne de Platon, votre perception de la rĂ©alitĂ© et des prioritĂ©s est dĂ©faillante : vous ne voyez que des ombres qui s’agitent sur les parois de la caverne de votre réélection. Ce que vous prenez pour rĂ©alitĂ© n’est que le reflet dĂ©formĂ© des besoins et des prĂ©occupations des citoyens, des Ă©lecteurs. Par ce budget, Ă  nouveau, vous nous fourvoyez. FM

26 fĂ©vrier 2024 – dĂ©bat d’orientation budgĂ©taire

Parler des orientations budgétaires pour une année, c’est mettre en évidence son absence de vision, c’est être désorienté. Une fois de plus ce rapport le montre, le pluriel n’est pas anodin, il atteste, qu’aucune boussole n’y montre le nord, ce rapport est sans cap , sans visée pour l’année 2024.
Nous allons donc, d’une part décliner ce qui, hormis cette remarque liminaire, nous inquiète sur l’absence d’évolutions proposées, d’autre part en prenant un peu de hauteur, mettre en évidence ce qui nous oppose dans cette manière d’envisager la politique communale.
1- Progrès sur une tentative de prise en compte des grands indicateurs (PIB, inflation, chômage, taux d’intérêt) pour construire le projet de loi de finance 2024. Mais Le copié-collé effectué sur les éléments de contexte est en partie erroné. Révision à la baisse des prévisions de croissance à 1%, La désinflation annoncée est discutée et ne touchera ni l’énergie, ni l’alimentation, quant au
Ses données nationales prévisionnelles sont par nature aléatoires. Est évoqué
également le retour à l’orthodoxie budgétaire de l’Union européenne avec une baisse du déficit public sous le seuil des 3% du PIB.
Même sans un être spécialiste, on sait bien que dans un contexte d’augmentation de la pauvreté pour les ménages des couches populaires et moyennes, cette restriction budgétaire au niveau national aura un impact sur les politiques écologiques et sociales menées sur les territoires.

Compte tenu de ces éléments, que nous dit le ROB sur le contexte clapiérois ?

2-Concernant le bilan 2023, les recettes ont augmenté et les dépenses sont en baisse avec un excédent de fonctionnement en forte augmentation.
Cela ne peut qu’interroger… sur les moyens à mettre en œuvre pour pouvoir agir.
Mais la conclusion de cette partie étonne encore davantage : il faut être vigilant sur les dépenses car les recettes seront moins fortes et les dépenses vont s’accroître d’autant qu’avec 5900 habitants et un taux de pauvreté en augmentation les besoins vont s’accroître . Donc on fait quoi ?
On envisage un budget « vertueux ». C’est à dire ? que l’ on maîtrise des dépenses ?
Les données : les recettes de fonctionnement vont baisser : le filet de sécurité disparaît (108 660 €) et les dépenses de fonctionnement vont mécaniquement augmenter (nb habitants et inflation). Comment fait on ? MBX

26 fĂ©vrier 2024 – rĂ©habilitation de la halte alimentaire

Le Clap’Info de janvier 2024 et quelques Ă©changes avec des bĂ©nĂ©voles du point de solidaritĂ© alimentaire Ă©voquent le projet d’une « rĂ©habilitation Â» de son local .

Or cette action du CCAS est en perte de vitesse : 72 bĂ©nĂ©ficiaires actuellement – soit 1,26 % de la population clapiĂ©roise- font appel Ă  cette aide alors que le taux de pauvretĂ© Ă  Clapiers Ă©tait en 2021 (Insee) de 9%. En quoi un agrandissement et un toilettage du point de solidaritĂ© alimentaire va-t-il contribuer Ă  amĂ©liorer le service rendu et inciter la population vulnĂ©rable Ă  se tourner vers cette forme de solidaritĂ©?

Pourquoi le CA du CCAS n’a t-il pas Ă©tĂ© consultĂ© ? Qui va financer et avec quel objectif ?

En un mot, quelles sont les raisons qui motivent une telle décision ? MBX

11 dĂ©cembre 2023 – vente immeuble

L’immeuble mis en vente est encore aujourd’hui une partie du patrimoine communal. Il est certes vétuste et aurait besoin d’un investissement lourd pour être reconverti par exemple en bâtiment public. Ne vaudrait il pas mieux envisager un projet bénéficiant aux Clapiérois , en profitant de la rénovation du Cœur de ville, dont on perçoit aujourd’hui la teneur, plutôt que de s’en séparer pour réaliser quel projet d’investissement?

S’il s’agit de dégager de la trésorerie , ce n’est pas acceptable. MBX

11 dĂ©cembre 2023 – dĂ©chets

La rĂ©duction et la gestion des dĂ©chets devient une politique prioritaire de la MĂ©tropole. Comme vous savez, les matières rĂ©siduelles des mĂ©nages sont en partie exportĂ©es près de Perpignan pour incinĂ©ration ou enfouissement, avec un coĂ»t financier et une empreinte carbone prohibitive. Les ClapiĂ©rois reçoivent ces jours-ci dans leur boite aux lettres un tract de la MĂ©tropole – très bien fait –  leur rappelant  que 70% des rĂ©sidus jetĂ©s dans la poubelle grise ne devraient pas s’y trouver. Les politiques de gestion des dĂ©chets ont Ă©tĂ© erratiques depuis des annĂ©es, avec des logiques erronĂ©es de pseudo-valorisation, avec des investissements absurdes dans des Ă©quipements coĂ»teux et inefficace comme l’usine de mĂ©thanisation AmĂ©tyst. Ces politiques ont agi comme un Ă©cran qui masquait la première mesures de bon sens, et Ă  portĂ©e de tous : rĂ©duire la quantitĂ© de rĂ©sidus, refuser les dĂ©chets, adopter des modes de consommation qui ne gĂ©nèrent pas de matières rĂ©siduelles.

De nombreux territoires ont mis en place des politiques très efficaces de rĂ©duction des matières rĂ©siduelles des mĂ©nages, allant de la sensibilisation, de l’Ă©ducation populaire, aux des dĂ©fis zĂ©ro dĂ©chets, en passant par des contrĂ´les avec rĂ©compenses et amendes, des ambassadeurs de tri, des mesures incitatives, des systèmes de consigne etc. Notons qu’une consigne de bouteilles en verre est en place Ă  Clapiers, avec la filière locale de rĂ©emploi Oc Consigne, basĂ©e Ă  Lattes.

Quelles sont les mesures concrètes que la commune va mettre en place d’ici la fin du mandat pour soutenir l’objectif mĂ©tropolitain de rĂ©duction des matières rĂ©siduelles des mĂ©nages? FM

11 dĂ©cembre 2023 – ouvrir la cantine aux sĂ©niors

La part des « 60 ans et plus Â» reprĂ©sentait, en 2020, 27 % de la population clapieroise (INSEE). Plus de 10% de habitants de notre commune ont 75 ans et plus. Cette population a des besoins spĂ©cifiques par exemple le portage de repas. Notre commune pourrait rĂ©pondre Ă  ce besoin mais aussi contribuer Ă  lutter contre les effets de l’isolement.

A l’instar de plusieurs communes de petite taille de notre pays, nous proposons l’ouverture du restaurant scolaire aux anciens de la commune. Ce partage inter-gĂ©nĂ©rationnel de l’espace de restauration municipal aurait plusieurs vertus : crĂ©er des liens entres les enfants et les anciens, autorĂ©guler ce temps du repas en milieu scolaire par la prĂ©sence d’adultes, permettre aux anciens qui le souhaitent de bĂ©nĂ©ficier de repas qualitatifs et de se sentir moins seuls. Le tarif des repas pourrait suivre le mĂŞme barème que celui auquel est soumis les familles des enfants.

Seriez vous favorable à un tel dispositif ? MBX

9 octobre 2023 – dĂ©mocratie participative

Le programme que nous avons dĂ©fendu lors des dernières Ă©lections et que nous avons contribuĂ© Ă  mettre en Ĺ“uvre en dĂ©but de mandat comprenait deux innovations en matière de dĂ©mocratie participative – Ce que nous avons appelĂ© le 3CTE et les comitĂ©s de projets- Il s’agissait d’impliquer les habitant.e.s de Clapiers dans la mise en Ĺ“uvre d’une transition Ă©cologique ambitieuse et plus largement de transformer Clapiers avec l’adhĂ©sion et le concours des citoyen.ne.s.

Puisque nous en sommes au bilan de mi-mandat, que constatons nous ?

Un 3CTE dont les membres s’impatientent de ne pas jouer de rôle actif pour répondre aux consultations inexistantes des élu.e.s, pour agir et proposer des solutions sur les très nombreux sujets dont ils peuvent se saisir (thèmes répertoriés lors de la première année de fonctionnement du 3CTE).

Quant aux comités de projets, deux sont en mort cérébrale et n’ont pas été convoqués depuis des lustres, (le photovoltaïque, et les mobilités). Celui sur la biodiversité, a bien travaillé mais n’a aucun moyen pour fonctionner et ne sait pas ce qu’il adviendra de ses propositions.

En résumé, ce qui a été mis en œuvre avec réticence, pour une partie de la majorité municipale, pour faire vivre une démocratie de proximité est devenue une coquille vide.

Quelles décisions allez-vous prendre Monsieur le Maire pour faire enfin fonctionner les instruments innovants de la démocratie participative à Clapiers ? MBX

9 octobre 2023 – police municipale

La Police Municipale traverse une crise importante et durable avec une instabilitĂ© des personnels, des coĂ»ts de formation prohibitifs, des difficultĂ©s Ă  recruter, et la dĂ©mission rĂ©cente de l’Ă©lu chargĂ© de la proximitĂ© et de la mĂ©diation, qui travaillait Ă©troitement avec la police. La mutualisation de missions avec des communes voisines ne semble pas dĂ©boucher. Aujourd’hui, avec seulement deux agents sur un effectif initial de 5 personnels, la police n’est plus en mesure d’assurer ses missions, ce qui n’Ă©chappe pas aux ClapiĂ©rois, Ă©lèves et parents d’Ă©lèves, lors des manifestations publiques et de nombreuses autres occasions.

La police a Ă©tĂ© l’objet d’un audit rĂ©cent. Nous demandons que les conclusions de cet audit soient partagĂ©es ici pour pouvoir nous faire une idĂ©e de la situation.

Au vu de ces difficultĂ©s, et avec le regard d’un auditeur extĂ©rieur, quels sont vos plans et projets pour la police municipale Ă  Clapiers? FM

10 juillet 2023 – Clapiers reste au SMGC

Le 24 mai dernier les membres du SMGC se sont prononcés très majoritairement contre la sortie de Clapiers de ce Syndicat. Le sort de Clapiers semble donc scellé pour 11 ans concernant sa gestion de l’eau. Notre commune ne pourra pas rejoindre la Régie Métropolitaine de l’eau comme le Conseil municipal l’avait pourtant unanimement voté voici plus de deux ans.

Nous savons que le prĂ©fet a Ă©tĂ© saisi pour tenter d’inflĂ©chir cette dĂ©cision du SMGC. Mais peut on envisager que celui-ci casse le vote du Syndicat, vote qui s’est tenu rĂ©glementairement mĂŞme s’il on peut douter de sa lĂ©gitimitĂ© ?

Que comptez vous entreprendre comme action Monsieur le Maire pour faire respecter le vote municipal ? MBX

10 juillet 2023 – travaux rue A. Camus

Les ClapiĂ©rois peinent Ă  comprendre la logique des travaux en cours rue A. Camus, entre le skate park et la mĂ©diathèque. Pour ce que j’en comprends, le but de ces travaux est d’Ă©tablir un plateau traversant au droit du skate park et de l’accès au lotissement de l’esplanade. L’idĂ©e de sĂ©curiser une traversĂ©e frĂ©quentĂ©e par les jeunes Ă  pied, vĂ©lo, trottinettes, et très usitĂ©e, est acquise. En revanche, cette sĂ©curisation semble tombĂ©e du ciel, hors considĂ©ration globale des mobilitĂ©s dans le secteur, et hors logique de phasage. Ce chantier ressemble Ă  un geste ponctuel, dĂ©nuĂ© de logique d’intĂ©gration dans un système de mobilitĂ© complet, et sujet Ă  un phasage cohĂ©rent. Nous comprenons que l’opportunitĂ© de faire financer ces travaux par une enveloppe dĂ©diĂ©e de la sĂ©curitĂ© routière, et donc hors l’allocation de voirie annuelle par la mĂ©tropole, a dĂ©cidĂ© de l’ordre de prioritĂ©s.

Que pouvez-vous nous dire au sujet de ce chantier, et de la vision future des mobilités dans le secteur entrée de ville au rond-point Botanic, Médiathèque, ancienne rue de Montferrier et Girac. FM

11 avril 2023 – eau

L’eau est un bien commun particulièrement précieux aujourd’hui alors que la pénurie est là. Car sans eau pas de vivant.

La gestion de l’eau devient donc un enjeu majeur pour les habitants.

A Clapiers, nous avons, en début de mandat, collectivement voté pour sortir du Syndicat Mixte Garrigues Campagne SMGC et entrer dans la Régie publique de l’eau de Montpellier. En effet nous considérons qu’un bien commun doit être géré publiquement et non par un opérateur privé.

Aujourd’hui nous sommes encore contractuellement engagés avec le SMGC jusqu’en décembre 2023.

Il nous faut donc impérativement sortir du SMGC au plus tard en décembre et intégrer la Régie publique comme nous l’avons décidé collectivement. Il faut défendre notre vote démocratique sinon nous repartons avec le SMGC dans une gestion privée jusqu’en 2035.

Seule la régie publique peut nous permettre une gestion écologique et solidaire. La Régie publique de l’eau encourage la sobriété avec une grille tarifaire qui permettra des économies substantielles. Pour exemple, Murviels, passée en Régie publique a réduit sa facture d’eau de 40% par rapport à l’ancien mode de gestion.

Monsieur le maire, devant le dictat des maires des petites communes qui ne veulent pas laisser Clapiers rejoindre la Régie Publique pour des motifs politiciens que nous reprouvons toutes et tous, que comptez-vous faire à court terme pour que notre volonté commune soit respectée ? MBX

11 avril 2023 – caisse alimentaire

La ville de Montpellier expĂ©rimente la caisse alimentaire en 2023, une initiative qui a vocation Ă  se substituer Ă  l’aide alimentaire telle que nous la connaissons. L’aide alimentaire comme elle a encore cours Ă  Clapiers via la banque alimentaire, est qualifiĂ©e par certains observateurs de « variable d’ajustement de la l’industrie agro-alimentaire », dans le sens oĂą elle est constituĂ©e essentiellement de produits transformĂ©s, très carnĂ©s, Ă  forte empreinte carbone, de faible valeur nutritionnelle, gras, sucrĂ©, sans fibres, bref, de la malbouffe. Elle est encouragĂ©e par l’industrie qui y voit un dĂ©bouchĂ© pour rentabiliser ses invendus et ses productions de second choix. Ce dĂ©bouchĂ© Ă  son tour oriente les agriculteurs vers des productions de faible qualitĂ© nutritionnelle et environnementale.

De nombreuses communes redonnent de la dignitĂ© et du lien social aux bĂ©nĂ©ficiaires en leur offrant l’accès Ă  une Ă©picerie solidaire, une alimentation subventionnĂ©e et choisie, plutĂ´t que par l’octroi de colis alimentaires au contenu non-choisi, souvent inadaptĂ©, gaspillĂ©, et contribuant Ă  enlever de la dignitĂ© aux bĂ©nĂ©ficiaires, qui sont par dĂ©finition dĂ©jĂ  dans des situations sociale prĂ©caires.

Le bilan carbone de la commune flĂ©chait Ă©galement un besoin de revisiter cette question de l’aide alimentaire Ă  Clapiers, puisqu’elle pèse de façon significative dans le bilan carbone de la commune.

Quelles initiatives verrons-nous d’ici la fin du mandat pour que l’aide alimentaire s’oriente vers une alimentation durable, et s’affranchisse de la spirale productiviste et dĂ©lĂ©tère de l’agro-industrie?

Merci M. Le Maire, pour les éléments de réponse que vous voudrez bien indiquer sur cette question. FM

12 mars 2023 – Quelle sĂ©curitĂ© pour Clapiers ?

La majorité va installer la vidéosurveillance Clapiers. Nous, élus d’opposition, le contestons. Pourquoi ?

  • La sĂ©curitĂ© contre les personnes est fort heureusement pour l’instant quasi nulle dans notre commune et celle contre les biens ne sera pas amĂ©liorĂ©e avec un tel dispositif.
  • Les retours d’expĂ©rience et les rapports montrent que la vidĂ©osurveillance est coĂ»teuse et inefficace : elle ne rĂ©duit pas les dĂ©lits et n’aide que dans de très rares cas l’élucidation de faits rĂ©prĂ©hensibles.

Pourtant la sécurité est un vrai sujet mis en avant à juste titre par les habitant.e.s d’une commune et il est légitime d’y répondre.

Rassurer Ă  mauvais compte

Choisir la vidĂ©osurveillance, c’est le choix le plus frĂ©quent – mais pas le moins coĂ»teux-, qui fait miroiter, par le choix des camĂ©ras, une sĂ©curitĂ© fantasmĂ©e. C’est rassurer Ă  mauvais compte.

Quels axes de notre sécurité doivent être engagés et développés sur ce mandat?

La sécurité climatique en investissant dans la végétalisation, en réduisant notre bilan carbone, en protégeant des nouveaux aléas climatiques, les sécurités sanitaire et alimentaire en promouvant une mutuelle municipale et en favorisant une alimentation durable, la sécurité dans les déplacements avec la promotion de mobilités plus douces, le choix de la cohésion sociale sans laquelle la violence contre les biens et les personnes se développe.

La vs, une fausse bonne idée

Elle ira a rebours d’acquis comme l’extinction de l’éclairage public nocturne. Elle condamnera à supprimer des végétaux , éléments perçus comme des causes d’inefficacité de ce dispositif. Nous aspirons toutes et tous à préserver un environnement sécure mais faisons les bons choix ! MBX

12 mars 2023 – vidĂ©osurveillance

Je conteste le terme de vidéoprotection, nom officialisé en France par la loi de 2011 : La vidéo ne protège personne. L’appellation est trompeuse. Je parle donc de vidéo surveillance.

J’y suis opposé à ce projet pour la commune

  • La vidĂ©o surveillance ne rĂ©duit pas le nombre de dĂ©lits
  • La vidĂ©o surveillance n’augmente pas significativement le taux d’élucidation des faits
  • Le budget est Ă©norme, centaines de milliers d’euros, investissement initial et fonctionnement
  • Les conditions de la rĂ©ussite de la visĂ©e surveillance ne semblent pas rĂ©unies Ă  Clapiers : consultation en temps rĂ©el, insertion dans les chaines de communication, dans le but d’apprĂ©hender les suspects
  • Le fait que l’État subventionne ce genre de dispositif n’est pas une raison suffisante. Une part de l’investissement et le fonctionnement resteront Ă  la charge de la commune, qui a d’autres prioritĂ©s
  • Enfin, ma boussole concernant les investissements a un unique pĂ´le nord : est-ce utile pour rĂ©duire l’empreinte carbone de la commune et des ClapiĂ©rois ? Quel est l’impact pour la transition Ă©cologique ? Aucun, donc un investissement Ă  s’empresser de ne pas faire

Le rapport de la cour des compte 2011, sur la base d’études UK et USA conclut que l’efficacité n’est pas démontrée. Il n’y a par ailleurs pas d’effet dissuasif, car la vidéo surveillance s’est banalisée.

Rapport du sénat 2013, demande un moratoire sur ces investissements coûteux et à l’efficacité non prouvée.

En 2013, un rapport d’information du Sénat « déplore cet investissement d’un coût élevé dans des systèmes de surveillance potentiellement attentatoires aux libertés publiques et dont aucune étude sérieuse (ni en France, ni à l’étranger) n’a prouvé l’efficacité en termes de sécurité publique. » Le rapport du Sénat recommande un « moratoire sur les investissements relatifs à la vidéosurveillance, dans l’attente d’une étude scientifique indépendante sur les apports véritables de la vidéosurveillance en termes de sécurité.« 

En 2020, un nouveau rapport de la Cour des comptes rĂ©itère sa prĂ©conisation, indiquant qu’à ce stade, « aucune corrĂ©lation globale n’a Ă©tĂ© relevĂ©e entre l’existence de dispositifs de vidĂ©oprotection et le niveau de la dĂ©linquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation« .

Exemple : Saint Renan 8000 habitants, Finistère, augmentation de 50% des faits d’atteintes aux personnes, dans les deux annĂ©es (2017 et 2018), qui ont suivi l’installation des camĂ©ras (+16% reste du dĂ©partement, trois fois moins). +20% atteintes aux biens, Ă  comparer avec en diminution de 4% dans le reste du dĂ©partement

Gazette des communes, 2022,
Une nouvelle Ă©tude, commandĂ©e par le Centre de recherche de l’école des officiers de la gendarmerie nationale, menĂ©e par Guillaume Gormand, chercheur associĂ© au Centre d’études et de recherche sur la diplomatie, l’administration publique et le politique, insiste sur le faible apport de cette technologie en matière d’élucidation des infractions. « Les enregistrements de vidĂ©oprotection contribuent Ă  la rĂ©solution d’enquĂŞtes judiciaires, en apportant des indices ou des preuves, mais dans des proportions particulièrement tĂ©nues, explique le chercheur. Cela reprĂ©sente une part de 1,13 % sur l’ensemble du corpus d’enquĂŞtes judiciaires observĂ©es ou, en ne retenant que les affaires Ă©lucidĂ©es, une proportion de 5,87 %. Â»

Efficacité dans un seul cas : utilisation en direct, avec insertion dans la chaine de communication vigiles-police-gendarmes, pour appréhender les suspects sur le fait. Ce ne sera pas le cas à Clapiers. L’utilisation des images pour les enquêtes est marginal, parce qu’il y des moyens plus rapide, et plus efficaces : témoignages etc. Pour les violences aux personnes, les victimes connaissent les auteurs, les témoignages suffisent.

Bref, tout montre que ça ne sert à rien. Et comme c’est coûteux d’une part et que ça ne sert à rien pour la transition d’autre part, je suis opposé à ce projet.

Avec ce genre de projet, on se demande bien comment vous allez pouvoir apparaître de gauche à votre candidature à votre succession. FM

12 mars 2023 – projet de rĂ©amĂ©nagement du centre village

Le projet d’aménagement du centre-ville semble en route au regard d’informations glanées ici ou là.

3 réunions adhoc se sont tenues avec quelques habitants du quartier, choisis en particulier pour leur activité économique mais aucune information ni consultation à l’ensemble des habitant.e.s de Clapiers n’a été envisagée. Pourtant tous et toutes sont concernées par les choix envisagés.

Un cabinet d’études a fait des propositions Ă  partir de quelle demande et pour quel projet ?

C’est ce cabinet qui a conduit les réunions avec les quelques happy few convoqués .

Monsieur le Maire, pouvez vous nous éclairer sur les choix retenus à ce jour ? MBX

5 dĂ©cembre 2022 – projet de tram Ă  Girac

Le processus d’information et de concertation des Clapierois sur ce projet a Ă©tĂ© dĂ©sastreux. Vous en payez aujourd’hui le prix, car votre image d’homme de concertation est très Ă©cornĂ©e dans le village et au-delĂ . J’arrĂŞte d’emblĂ©e votre objection habituelle, Ă  savoir que ce projet ne serait pas une affaire communale. Bien que portĂ© par la TAM, ce projet concerne directement la commune, et la gestion de l’information et de la concertation des ClapiĂ©rois sur ce projet, et la contestation qui en dĂ©coule, sont bien Ă  mon sens des affaires communales.

Le projet a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă  la commune, en mairie de Clapiers le 7 avril 2022, en prĂ©sence de 5 Ă©lus municipaux, dont le maire et 2 adjoints, plus une future adjointe. Vous ne vous Ă©tiez pas donnĂ© la peine de m’inviter Ă  cette rĂ©union de prĂ©sentation du projet, bien que j’Ă©tais Ă  l’Ă©poque votre dĂ©lĂ©guĂ© aux mobilitĂ©s, mais j’y ai quand mĂŞme assistĂ©. Le document support de prĂ©sentation ne m’a Ă©tĂ© distribuĂ© que 3 mois après, ce qui prouve une rĂ©tention d’information au niveau de la mairie, vu que j’avais obtenu ce document par ailleurs bien avant. Les autres Ă©lus majoritaires n’ont reçu aucune information de votre part ou des adjoints prĂ©sents, sur ce projet avant le BM du 14 novembre, soit 6 mois et demi après que l’information Ă©tait disponible dans l’Ă©quipe municipale. En juillet 2022, en tant que conseil majoritaire, j’ai Ă©tĂ© le seul Ă  informer 3 Ă©lus majoritaires supplĂ©mentaires lors des rĂ©unions de travail transition Ă©cologique, voyant que rien ne viendrait de votre part avant l’Ă©tĂ©.
Entre-temps, les ClapiĂ©rois entendent les rumeurs et la contestation qui monte Ă  Prades et Montferrier, communes oĂą la gouvernance municipale fait que les conseillers minoritaires sont informĂ©s. Cette contestation est largement fondĂ©e sur une mĂ©sinformation et incomprĂ©hension du projet, rĂ©sultant du dĂ©faut d’information et du manque de pĂ©dagogie. J’ai pu d’ailleurs, Ă  leur demande, complĂ©ter l’information de conseillers de Montferrier, qui n’avaient pas compris certains points techniques importants du projet. De nombreux Ă©lĂ©ments du projet enflamment les habitants, mais ils sont fondĂ©s sur des fantasmes: RM17 en impasse etc.
Votre choix de laisser persister l’opacitĂ© sur ce projet, votre dĂ©fausse sur le fait que c’est un projet TAM, et pas un projet municipal, est biaisĂ©, inassumĂ©, peu responsable, et a gĂ©nĂ©rĂ© une fronde et un mĂ©contentement inutile et dangereux. Vos mensonges aux ClapiĂ©rois qui vous ont questionnĂ© sur le projet sont politiquement irresponsables (vous avez dit fin septembre Ă  l’association les ClapiĂ©rois du Fesquet, que vous n’aviez aucune information sur ce projet, ce qui Ă©tait faux). Je ne suis pas Ă©tonnĂ© que l’image d’homme de concertation dont vous tentez de vous parer, soit aujourd’hui très abĂ®mĂ©e dans le village. Sur ce projet, vous avez accumulĂ© les maladresses et vous en payez aujourd’hui le prix en terme d’image. Il faut dire qu’avec votre supplĂ©ante aux affaires mĂ©tropolitaine, qui s’est permise de fanfaronner devant Julie FrĂŞche Ă  la prĂ©sentation du projet le 7 avril, « je ne prendrai jamais le tram, je continuerai Ă  prendre ma voiture », et avec votre adjoint Ă  la voirie et au pĂ´le mĂ©tropolitain, qui exerce sa dĂ©lĂ©gation en solitaire et dans l’opacitĂ© la plus totale, vous n’ĂŞtes pas bien secondĂ©.
De plus, un autre adjoint, T. Vindolet, dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la culture, a fait une intervention lors de la rĂ©union publique du 16 novembre, contre le projet. C’est Ă  n’y rien comprendre. Vous appartenez Ă  l’exĂ©cutif mĂ©tropolitain, vous devriez ĂŞtre en mesure d’influer sur les projets en amont. Si vous laissez vos adjoints s’exprimer en rĂ©union publique contre un projet portĂ© par l’exĂ©cutif mĂ©tropolitain auquel vous appartenez, ne devriez-vous pas les rappeler Ă  l’ordre ? C’est un bien mauvais exemple de loyautĂ© et de collĂ©gialitĂ©.

Ă€ cette rĂ©union publique, nombre de vos adjoints et dĂ©lĂ©guĂ©s sont passĂ©s se montrer en mode relations publiques, mais peu ont pris la parole ou sont restĂ©s jusqu’au bout. Je note a contrario le courage et l’opiniâtretĂ© de mon collègue T. NoĂ«l qui a rĂ©pondu aux questions de la foule en colère, qui invectivait violemment la coupable non-communication de l’Ă©quipe municipale sur ce projet.

La fronde Ă  votre Ă©gard gagne les cercles des ClapiĂ©rois les plus responsables, les plus mesurĂ©s, et les plus investis dans la vie publique. Les membres des comitĂ©s de dĂ©mocratie directe dont c’est le rĂ´le de se tenir au courant et de prononcer des avis sur les projets qui concernent la commune, commencent Ă  se rendre compte que personne n’a daignĂ© les informer de ce projet majeur – sans doute le plus gros projet d’amĂ©nagement du mandat, et encore moins Ă  leur demander leur avis, mĂŞme consultatif, comme le prĂ©cise la raison d’ĂŞtre de ces groupes.
Il Ă©tait pourtant facile d’expliquer ce projet Ă©quilibrĂ©, de faire de la pĂ©dagogie pour faire comprendre son intĂ©rĂŞt global pour les mobilitĂ©s, ses avantages pour la commune, et montrer le peu d’impacts nĂ©gatifs qu’il prĂ©sente pour les ClapiĂ©rois. La situation est plus nuancĂ©e pour Montferrier, mais ce projet est un bon projet pour Clapiers. Il amĂ©liore le projet initial de la DUP 2012, et Ă©vite la surenchère d’infrastructure routière, coĂ»teuse, et contre-productives, pour un fonctionnement efficace du pole d’Ă©change, en prenant avantage des projets neufs rĂ©alisĂ©s ces dernières annĂ©es, trĂ©mie Ă  Botanic, passage supĂ©rieur au rond-point de Montferrier. Je note que vous n’avez pas Ă©tĂ© capable de le dĂ©fendre, et que par le truchement de ce projet, vous avez laissĂ© s’installer une dĂ©fiance contre l’arrivĂ©e du tram Ă  Clapiers, objectif que que vous avez pourtant dĂ©fendu avec sincĂ©ritĂ© par le passĂ©. Votre action sur ce projet est donc contradictoire avec les options politiques que vous portez, et contre l’intĂ©rĂŞt des ClapiĂ©rois.

Ma question: quand allez-vous enfin vous dĂ©cider Ă  impliquer les comitĂ©s de citoyens formĂ©s dans ce but, dans l’information des projets majeurs de la commune? Vous y gagneriez une crĂ©dibilitĂ© politique qu’aujourd’hui vous dĂ©daignez et qui va vous coĂ»ter cher dans le reste de ce mandat. FM

5 décembre 2022

Nous sommes particulièrement heureux d’apprendre par le Clap’info que votre majoritĂ© a pris conscience de l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© d’agir pour rĂ©duire la consommation Ă©nergĂ©tique sur notre commune et ainsi de faire face, au niveau local, Ă  la crise Ă©cologique. La majoritĂ© municipale a donc mis en place « un groupe de travail spĂ©cifique concernant la sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique Â».

Pour autant, nous nous interrogeons sur la cohĂ©rence avec une dĂ©cision que vous avez prise au premier trimestre 2022, dans les arbitrages du budget de la commune qui a conduit au refus d’une Ă©tude technique de faisabilitĂ© de production Ă©lectrique par panneaux photovoltaĂŻques sur les toits des bâtiments communaux, projet portĂ© par le comitĂ© de projet photovoltaĂŻque. Nous Ă©tions favorables Ă  cette Ă©tude car la production en autoconsommation serait Ă  mĂŞme de rĂ©duire drastiquement les kWh consommĂ©s dans ces bâtiments, et cette Ă©tude est bien un prĂ©liminaire indispensable. Ce refus de mars 2022 tĂ©moigne d’un manque de perception de l’acuitĂ© et de l’urgence de la crise Ă©nergĂ©tique, dĂ©jĂ  connue et bien identifiĂ©e et ceci bien avant la guerre d’Ukraine.

NĂ©anmoins, mieux vaut tard que jamais ; nous sommes encore une fois très satisfaits de la crĂ©ation de ce groupe de travail, bien que tardive.

Notre question: Nous nous demandons donc comment ce groupe est constituĂ©; s’il comprend des Ă©lus; s’il est ouvert aux conseillers minoritaires; aux citoyens, et quels seront ses liens avec le 3CTE ? MBX

3 octobre 2022 – destitution

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les membres du conseil municipal,

Le motif Ă©noncĂ© dans la dĂ©libĂ©ration qui demande que le CM m’enlève mon poste d’adjointe est que je nuirais Ă  «la bonne marche de l’administration municipale Â».

Je vais tenter de montrer que le véritable mobile est d’un autre ordre car cette expression «fourre tout» n’a pas beaucoup de sens en ce qui me concerne. De quelle administration parle-t-on ? De celle du CCAS dont j’ai la charge ou de celle de la municipalité pour laquelle je suis peu impliquée par ma délégation ?

  • 1-Motifs et mobiles
  • Qu’est-ce que l’administration municipale ?
  • Est-ce le Conseil municipal, qui par ses dĂ©libĂ©rations donne l’orientation Ă  mettre en Ĺ“uvre aux diffĂ©rents services de la mairie. Ai-je troublĂ© les travaux des Ă©lus lors des commissions ou du Conseil municipal ?
  • S’agit-il du fonctionnement des diffĂ©rents services de la mairie organisĂ© autour d’une direction gĂ©nĂ©rale ? je n’ai pas de relations directes avec eux, car ma dĂ©lĂ©gation, « l’action sociale » n’est pas liĂ©e Ă  un service municipal.
  • S’agit-il alors de l’administration du CCAS ?
  • Je rappelle que selon le Code de l’Action Sociale et des Familles (L. 123-4 Ă  L. 123-9 et R.p 123-1 et suivants repris dans règlement intĂ©rieur du CA).

Le Centre Communal d’Action Sociale de Clapiers comme tous les autres en France est un établissement public administratif communal.

  • C’est une personnalitĂ© juridique de droit public qui a une existence administrative et financière distincte de la commune. Celle-ci lui confie sa compĂ©tence sociale.

-Il anime une action générale de prévention et de développement social dans la commune en lien avec les institutions publiques et privées.

Ce n’est donc pas un service. D’ailleurs, il ne dépend pas de notre CM pour ses choix en matière de prévention et de développement social, mais il dépend de son Conseil d’administration, organe qui a une plénitude de compétences pour régler les affaires du CCAS.

Le motif invoquĂ© n’est donc pas recevable. J’ai conduit 22 CA de notre CCAS au cours de ces deux annĂ©es et demi pour prendre collectivement les dĂ©cisions qui se sont imposĂ©es en matière sociale. Ai-je une seule fois failli et mis en pĂ©ril l’administration du CCAS ?

Mais alors qu’est ce qui ne peut pas être écrit dans une délibération qui motive ma mise à l’écart?

Le réel mobile de votre revirement à mon égard est finalement assez limpide.

La question de l’attribution du logement social a émergé naturellement au sein du conseil d’administration du CCAS suite au bilan de la référente du département qui accompagne les bénéficiaires du RSA isolés de Clapiers. Le CA a majoritairement regretté lors du CA du 7 septembre (à deux exceptions près) que vous persistiez à vouloir gérer l’attribution de logements sociaux, seul , sans le CCAS qui pourtant reçoit et prend en charge ceux qui sont en quête des dits logements .

Ce pouvoir d’attribuer ou non un logement dans l’opacité conduit au développement de rumeurs qui salissent la politique locale et les politiques . c’est très dommageable à la démocratie de proximité.

  • 2- du global au local :

Face Ă  cette pratique encore frĂ©quente mais d’un autre âge, un dĂ©tour sur la situation politique actuelle me semble opportun:

Chacun et chacune ne le sait que trop : Nous sommes face Ă  une triple impasse politique aujourd’hui :

  • IncapacitĂ© Ă  dĂ©velopper la justice sociale,
  • IncapacitĂ© Ă  faire face au dĂ©règlement climatique et Ă  l’effondrement de la biodiversitĂ©,
  • IncapacitĂ© Ă  restaurer une dĂ©mocratie Ă  bout de souffle

Le président de la République qui a dirigé le pays depuis 5 ans avec comme seule ligne politique, la diabolisation de la gauche et des écologistes, la banalisation et l’institutionnalisation de l’extrême droite a largement contribué à cette impasse. Ces complaisances devraient être étrangères à notre République. Elles détruisent le lien social, éloignent les classes populaires et les jeunes de la vie politique et contribuent à l’abstention.

Cette analyse relève certes d’un échelon qui nous dépasse en apparence, puisqu’il s’agit de la question de la gouvernance nationale, mais on n’est moins loin qu’il n’y parait des questions locales quand on prend en compte les véritables mobiles de mon éviction.

L’échelon local, la commune, en particulier est le bon niveau pour développer une culture de la démocratie de proximité qui fait tant défaut au niveau national.

Faire les meilleurs choix pour le bien commun, cela passe par la définition d’objectifs clairs et partagés et le choix d’une méthode de recherche de consensus à mettre en œuvre pour les atteindre.

Œuvrer pour l’intérêt général en promouvant des pratiques écologiques pour chacun et chacune, quelle que soit sa position sociale, exige nécessairement la concertation et la mise en œuvre d’une méthode consensuelle.

J’ai tenté lors de ces deux ans et demi modestement mais avec conviction de faire évoluer les pratiques de la commune vers une démocratie de proximité ouverte et active suivant ainsi l’un des fil conducteurs de notre programme de campagne.

  • j’ai participĂ© avec quelques Ă©lus Ă  la mise en place du 3CTE (conseil consultatif citoyen pour la transition Ă©cologique) organe participatif par excellence, dont on verra, j’ose encore l’espĂ©rer, l’utilitĂ© pour sortir de la crise Ă©cologique.
  • C’est ainsi que j’ai encadrĂ© et conduit le Conseil d’Administration du CCAS

– avec des membres du CA, j’ai pilotĂ© l’analyse des besoins sociaux de la commune,

– pris de dĂ©cisions au bĂ©nĂ©fice de nos concitoyen et concitoyennes les plus modestes.

-avec des membres du CA nous avons modifié les barèmes pour l’attribution des aides pour davantage de justice sociale

-assuré les permanences lors des congés de l’unique secrétaire,

– reçu les citoyens pour les conseiller et les orienter sans en avoir toujours la compĂ©tence il est vrai, faute de travailleur social.

– rĂ©aliser les domiciliations,

– monter une action d’accompagnement scolaire

– participer aux commissions et diverses rĂ©unions proposĂ©es par le dĂ©partement, l’UD CCAS, organismes partenaires comme la CAF etc.

Pour répondre à l’impératif écologique, nous avons tenté de tendre vers le zéro papier, moderniser la gestion de l’administration du CCAS en acquérant un logiciel métier spécifique.

Bref, cela a été un engagement que je ne regrette pas car j’ai beaucoup appris et je crois ne pas avoir failli à la tâche qui m’était confiée.

Les engagements que j’ai pris auprès des habitant.e.s sont cohérents puisqu’ils combinent justice écologique et justice sociale. Or ce sont les deux faces d’un même projet de transformation sociale. Cela passe par moins de verticalité et de centralisation et davantage de confiance et de respect dans les femmes, les hommes et les associations sur notre territoire.

Partir des besoins exprimés et tenter d’y répondre plutôt que de gérer sans vrai projet notre espace communal, c’est cette feuille de route que j’avais développée lors d’une réunion de présentation de notre projet municipal en février 2020 en toute transparence et sur votre demande M le maire.

  • 3-l’écart entre les choix politiques d’aujourd’hui et le programme de campagne

Ce qui me pousse à agir et à m’engager dans ce mandat, c’est ralentir la catastrophe écologique en cours pour les générations qui viennent.

Ceci implique entre autres choses d’accompagner les plus vulnérables, économiquement et socialement vers les changements impératifs.

Pourtant la majorité qui s’est engagée à porter un programme écologique et solidaire est souvent timorée voire hostile dès qu’il s’agit de soutenir une action écologique ou sociale. Ces questions transversales sont oubliées voire dénigrées.

Il suffit d’ailleurs d’examiner les enveloppes budgétaires dédiées aux différents services et aux solidarités. Leur montant est inversement proportionnel à l’importance de ces questions.

Le fait par ailleurs que vous souhaitiez troquer un titre d’adjoint par un titre de conseiller municipal est un autre signe plus symbolique du faible intérêt que vous portez à l’action sociale.

Comme l’a souligné l’analyse des besoins sociaux, la population clapieroise change, entrainant davantage de mixité sociale, une partie de la population étant plus jeune, plus modeste avec les familles monoparentales en augmentation, ces ménages souvent bénéficiaires d’aides du CCAS, sont dès aujourd’hui de plus en plus en difficulté pour gérer leur quotidien, payer leurs factures d’énergie, se déplacer, se loger.

Monsieur le maire, vous dĂ©cider de paralyser pour quelques semaines le CCAS en souhaitant renouveler son conseil d’administration…

Est-ce bien responsable ? est-ce bien prendre en compte l’urgence sociale ?

Les choix ou les non-choix que vous faites sont souvent à l’opposé de ce que nous avons promis aux habitantes en 2020. Les citoyens pourront mesurer les écarts entre les promesses et les actes.

Enfin j’ai eu la surprise que vous ayez pu me qualifier de sectaire !

Je vous retourne cet attribut,

  • vous ne supportez pas en bureau municipal la moindre objection Ă  vos propositions
  • vous ĂŞtes hostile Ă  un engagement politique lorsqu’il est Ă  gauche et Ă©cologiste.
  • Vous ĂŞtes indignĂ© que l’on respecte et reste courtois avec l’opposition du CM.

N’est-ce pas cela le sectarisme ?

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les élus,

Vous souhaitez m’évincer aujourd’hui car vous renoncez à la matrice même du programme qui nous a réuni en 2020 autour d’un projet écologique et social, projet sur lequel nous avons été élus. Aujourd’hui, vous ne voulez plus d’élus qui vous rappelle régulièrement ce pourquoi nous sommes censés agir.

C’est Ă  vous de juger en conscience si, comme il est dit dans la dĂ©libĂ©ration , il faut m’enlever mon statut et mes fonctions pour maintenir la bonne marche de l’administration ….

Je vous remercie de votre attention MBX